PolyPill : une pilule pour les bien portants !

La PolyPill (registrade, trademark, et que sais-je encore) promet aux personnes ayant un risque important de maladies cardiaques d’éviter ce risque. Cette jolie pilule aux airs de Smarties présentée dans tous les média comme miraculeuse est-elle une solution au problème ?

La PolyPill a été présentée en grande pompe par le Dr Salim Yusuf, du Population Health Research Institute de l’unisversite McMaster (Ontario, Canada) et co-auteur de cette étude clinique. Les médias sont enthousiastes et unanimes, la PollyPill serait LA pilule miracle !

Mais de quoi s’agit-il sinon une nouvelle manière de marcher sur la tête ? Ce médicament ne s’adresse pas un public de malades, mais bien à des personnes qui ne présente aucune maladie. Simplement, le risque statistique les prédispose à le devenir. Cette pilule-miracle représente une énième manière d’exonérer les personnes de leur propre responsabilité, à savoir modifier de manière drastique son mode de vie ultra consommateur : de graisses, de sucre, de sel, de proétines animales !

Responsabiliser, oui, mais qui ?

Qui faut-il responsabiliser ? Les consommateurs ? Comment pourrait-on responsabiliser des gens, alors qu’ils sont en réalité victime de leur mode de vie, un mode vie très encadré, « dirigé, par les publicités, la presse, les offres alléchantes de la distribution (achetez en dix et vous en aure un gratuit !, etc.). Essayez de résister à un enfant de trois ans, puis quatre, cinq, puis douze, puis quinze ans qui vous implore de se régaler des fameuses glaces bidules, du soda machin qui fait roter, moi j’ai bien du mal à le faire ! Les industriels savent parfaitement ce qu’ils font lorsqu’ils incorporent toujours plus de sucre, de sel ou de graisse pour « attacher » le consommateur à la marque, induire une conduite addictive avec le produit ?

Si ce n’est pas le consommateur, c’est donc les industriels et les distributeurs qu’ils conviendraient de responsabiliser.

Si on y regarde bien, cette gélule n’a pas de raison d’être, à part peut-être pour un public très restreint et vraiment en grand danger immédiat. Pour les autres, le simple bon sens corrigerait rapidement leur « prédisposition au risque » ! Mais ce discours existe, il est le sujet de nombreuses publicité rébarbatives et culpabilisantes pour les citoyens. Ils sont responsables de leurs « problèmes » de santé.

La pollyPill : pilule-miracle : mais pour qui ?

PollyPill : pilule-miracle (mais pour qui ?)

A quoi sert vraiment la PolyPill ?

Jamais l’Etat, ni les industriels d’ailleurs, ne sont contraints au même effort. Alors je m’interroge sur la réelle fonction de la PollyPill. A qui profite le crime ? Peut-être bien qu’en nous offrant une solution toute faite, qui nous assiste et nous permet de ne surtout rien changer à nos « sales » habitudes alimentaires, cette PolyPill offre à l’industrie agro-alimentaire l’assurance de pouvoir continuer à prospérer sur notre dos en npus incitant à toujours consommer davantage.

Le Dr Thierry Janssen a parfaitement expliqué la manière parfaitement coupable dont la société traite la prévention des maladies, le cancer en particulier. On place toujours la responsabilité de la pathologie sur les « consommateurs-malades » en oubliant toujours la part de responsabilité de l’Etat et des choix économiques. On favorise toujours le dépistage précoce et la lutte contre la maladie (recherches, nouveaux médicaments, chirurgie), et c’est très louable. Pour autant, il n’est jamais question de remettre en cause les choix de société qui concourrent à l’apparition, puis à l’augmentation de ces maladies : l’industrie polluante qui altèrent l’air et les sols, l’agriculture intensive avec ces OGM et ces pesticides, le stress encouragé dans le management des salariés. Ces choix de sociétés sont cancérigène, pathogènes et ils sont toujours encourager à travers la recherche d’une croissance perpétuelle. Rompre avec cette logique inhumaine nous permettrait d’échapper à ces fléaux et de vivre mieux.

Pour revenir à l’ilmentation, il est parfaitement possible de manger équilibrer à moindre frais (cf artcile du journal en ligne La Nutrition.fr), c’est moins onéreux pour la société et moins polluant que la conception et la fabrication de cette pilule, que l’assurance maladie, cela permet aussi à un tissus social de fonctionner harmonieusement, comme les cellules d’un corps humain parfaitement sain…

A lire sur le sujet :

La Nutrition.fr

Interview de Thierry Janssen sur Medecinesdouces.tv

La crise économique est une crise de foi

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