Le poisson d’avril de James K. Galbraith ?

Le site du journal Marianne sort un article sur un texte de James K. Galbraith paru récemment dans le Washington Monthly. Le site Contreinfo.info avait déjà écrit un article de fond reprenant l’essentiel de ce texte très intérêssant, et très inquiétant… Car ce n’est pas un poisson d’avril !

Inquiétant ou plein de promesses de changements ?

Et si cette crise était une opportunité rêvée de repenser notre modèle de société basé sur une croissance perpétuelle ?

On est en droit de penser qu’il est peut-être préférable de changer de système plutôt que de le relancer quand celui-ci crée et renforce les inégalités, et accroît toujours plus, par un un effet de levier cher aux économistes, les désordres écologiques.

Qui est James K. Galbraith ? Il est d’abord le fils de son père, un économiste très réputé en son temps qui fut le conseiller des Présidents Roosevelt, Johnson et Kennedy. Evidemment, une filiation n’est pas une garantie de sérieux. Pourtant à lire ce texte, le non économiste que je suis ressent aussitôt une grande cohérence dans la dénonciation que fait Galbraith de cet aveuglement général des économistes et de la classe politique. Ils pensent tous que le système se redressera de toutes les façons un jour ou l’autre, de façon automatique, comme un chat en chute libre. Ce principe n’a pourtant rien d’évident, et il se pourrait tout à fait que le système ne se relève pas de cette crise…

Leffondrement du commerce mondial : ca ressemble à ceci ! (source, OCDE)

L'effondrement du commerce mondial : ca ressemble à ceci ! (source, OCDE)

La croissance est-elle une fin en soi ?

La croissance nous promet de nous enrichir. Cette promesse a tiré l’économie durant plus d’un siècle et demi. Et cette promesse a fonctionné jusqu’en 68 et un même peu plus loin. Nos parents ont vu leurs conditions de vie d’améliorer d’une façon inconnue jusqu’ici dans l’histoire. La croyance que l’industrie et la science étaient les seules voies possibles aux problèmes du monde a vécu. Aujourd’hui, les problèmes écologiques, les délocalisations, la productivité toujours plus grande a éreinté les salariés au seul profit des actionnaires et des dirigeants d’entreprises. Le système est arrivé en bout de course. Faut-il simplement l’améliorer ou en changer totalement ? Il me semble que la radicalisation est en marche depuis quelques mois en France. Les salariés n’y croient plus. Ils ne croient plus qu’en acceptant des baisses de salaires ou en augmentant encore leur productivitié, en acceptant des conditions de travail toujours plus contraignantes, ils conserveront leur emploi. Gandrange et Continental sont passés par là. Le capitalisme ne fait plus rêver, il est même peut-être en train de mourir de sa belle mort, trop gravement malade, bien plus en tout cas que ne veulent l’admettre les dirigeants du G20. Evidemment, ces différents constats fichent la trouille. Une trouille bleue pour l’avenir de nos enfants. Est-ce un renouveau pour Le capitalisme ou le capitaclysme qui nous attend ?

La crise est partie pour durer (cc flickr by kikozbi1) publiée sur Marianne2

La crise est partie pour durer (cc flickr by kikozbi1) publiée sur Marianne2

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